La Bête du Gévaudan, une histoire qui fascine le Monde

La Bête du Gévaudan est une histoire vraie qui est restée une véritable énigme, intrigante et fascinante.

Ce fait divers s’est déroulé dans le sud de l’Auvergne, dans le département de la Lozère.

Au cours du 18e siècle, dans la province du Gévaudan, cette créature étrange a fait plus d’une centaine de victimes. Toutes présentaient des blessures étonnantes qui témoignaient de la violence des attaques subies.

Zoom sur ce mystère qui continue d’intriguer le monde entier.

la bête du Gévaudan

Les loups dans les campagnes françaises

Aujourd’hui, les meutes de loups sont très rares en Europe Occidentale. Dans l’Hexagone, il n’y aurait que 921 loups (source) et ils savent se faire très discrets. Vous pouvez donc vous promener sans danger dans les forêts françaises.

Mais au 18e siècle, la situation était très différente. Il y avait alors plus de 15 000 loups dans le pays, essentiellement dans les massifs montagneux.

Bergers et loups ont l’habitude de se côtoyer

Les loups sont des animaux qui se déplacent souvent en meute. Ils forment une organisation structurée, avec des couples stables et des zones de chasse de prédilection.

Alors dans le Gévaudan, les bergers du siècle des Lumières connaissent bien les loups. Ils ne sont pas effrayés par leur présence. Ils n’aiment pas ces « voleurs de moutons », mais ils savent les faire fuir.

Car le loup est un animal craintif et farouche. Il part quand on lui lâche les chiens ou quand on lui jette des pierres. Les petits gardiens de troupeaux (souvent des enfants) ont aussi appris à les chasser en courant vers eux en criant, leur bâton à la main.

Un animal qui a mauvaise réputation

L’image sulfureuse du « canis lupus » vient des rares attaques qu’il peut mener, en meute, lors des hivers où règne la famine.

La méconnaissance de cet animal et l’imaginaire font le reste… Parce qu’il peut errer seul la nuit, on lui associe une symbolique maléfique. Il incarne l’impulsivité, la force sauvage et brutale. Le christianisme le voit en représentant du diable, et il est souvent désigné comme une bête de l’Apocalypse.

Autant de croyances qui donneront par la suite naissance au mythe du loup-garou…

Pendant 3 ans, la Bête du Gévaudan fait régner la terreur

1764 – L’apparition de cette étrange créature

Début de l’été. Une jeune vachère est attaquée par une « bête » qui réduit ses vêtements en lambeaux. Elle a gardé la vie sauve, car ses bœufs l’ont défendue.

30 juin. À proximité de Langogne, dans le Massif Central, Jeanne Boulet, 14 ans, est tuée par une « bête féroce ». Elle est enterrée le 1er juillet. Jeanne est la première victime déclarée de la Bête du Gévaudan. Toutefois, les historiens découvriront plus tard que des faits similaires se sont produits dès 1763 du côté du Dauphiné.

8 août. La Bête du Gévaudan fait une nouvelle victime au Mas Méjean : une adolescente de 15 ans.

Fin août et septembre : les meurtres s’enchaînent. Il y a d’abord un garçon de 15 ans de Cheylard l’Évêque. Puis un autre du même âge, le 1er septembre, à Chaudeyrac. Quelques jours plus tard, dans la paroisse d’Arzenc de Randon, une femme de 36 ans est égorgée alors qu’elle se trouve dans son jardin.

Ensuite, la Bête du Gévaudan se déchaîne, allant jusqu’à décapiter certaines de ses victimes. Les témoins qui l’aperçoivent décrivent « une bête avec une très grosse tête, des flancs rougeâtres, avec une bande noire tout au long du dos, une queue très touffue, des pattes larges munies de grandes griffes ».

1765 – La fin de la traque ?

8 juin. Le roi Louis XV décide d’intervenir. Il envoie sur place le porte-arquebuse François Antoine et un régiment de soldats. Rien ne change.

21 septembre. François Antoine tue un grand loup-cervier et affirme qu’il s’agit de la Bête du Gévaudan. L’animal est empaillé et expédié à Versailles.

1766 – Le come-back de la Bête du Gévaudan

1er janvier. Le roi est alerté du retour de la Bête du Gévaudan, qui a commis de nouveaux méfaits, mais de façon plus épisodique.

À partir de mars, les attaques deviennent plus fréquentes et toujours aussi sanglantes. Les battues reprennent, en vain. On constate toutefois que la Bête est devenue plus prudente.

1767 – Épilogue

18 juin 1767 – La Bête du Gévaudan tue Jeanne Bastide, une jeune femme de 19 ans.

19 juin 1767 – Jean Chastel tue un animal de grande taille ressemblant à un loup. La Bête du Gévaudan n’aurait plus fait de victimes depuis.

Une « Bête »…ou des criminels bien humains ?

Plusieurs hypothèses ont été formulées sur la nature de cette créature assoiffée de sang.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur le fait qu’il ne peut s’agir d’un simple loup gris.

Certains suggèrent que la Bête pourrait être une hyène, rapportée d’Afrique par le fils de Jean Chastel, Antoine. Cet homme vivait dans les bois, un peu comme un sauvage, et il était considéré comme dangereux. On suppose que, lorsque les meurtres cessaient, sa hyène était auprès de lui et qu’il la nourrissait.

D’autres hypothèses suggèrent qu’il s’agirait de plusieurs loups anthropophages, ou alors d’un croisement entre un loup et un chien de combat. Les scènes de décapitation ou les victimes déshabillées seraient alors des mises en scène orchestrées par des criminels.

Mais en réalité, personne ne connaîtra jamais la vérité…

 

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