Tout d’abord Fàilte …..Bienvenue !

 

Depuis l’Antiquité, les peuples indo-européens d’où émanent les Celtes sont les porteurs de la langue gaélique. C’est aux alentours du VIIème avant notre ère que de nombreuses populations ont traversé le Rhin pour s’installer en France, en Espagne et en Grande Bretagne. Ils ont prospéré dans la métallurgie, l’artisanat, le commerce, l’agriculture, l’architecture et ont su partager leur savoir avec les populations locales bien que considérés comme des envahisseurs.

 

Les invasions romaines ont eu raison des Celtes et de leur expansion. Repoussés sans ménagement aux extrémités de l’Europe, ils ont pour certains réussis à conserver leur langue au fil du temps. Ceux que l’on surnomme les Gaëls notamment (irlandais, mannais et écossais) ont eu cette chance. Les langues gaéliques font partie des langues celtiques insulaires dont la plus ancienne est l’irlandais ou vieil irlandais. Elles concernent l’Île de Man, l’Irlande, l’Irlande du Nord et l’Écosse. Les Scotti, ces immigrants venus d’Irlande l’ont introduit en Écosse et sur l’île de Man vers le IIIème siècle au cours de l’époque du royaume de Dal Riada, royaume situé en Irlande sur le versant nord-est de la côte et sur le versant ouest de l’Écosse.

 

En Haute-Écosse (Highlands ou A‘ Ghàidhealtachd) et sur les Hébrides, c’est le gaélique écossais qui est d’usage, alors que dans les basses terres ou Lowlands c’est l’écossais ou Scots (langue germanique apparentée à l’anglais) qui est parlé. L’auteur de « L’Île au Trésor » Robert Louis Stevenson parlait le Scots tout comme le célèbre poète Robert Burns pionnier du romantisme, dont le chant « Auld Lang Syne » est repris en cœur le 31 décembre pour la fête du Hogmanay (dernier jour de l’année). Sur l’île de Skye, des habitants ne parlent souvent que le Gaélique. Les écoles en Écosse et sur l’île de Man s’efforcent de préserver cette langue.

 

De nos jours, l’Écosse possède 2 langues officielles l’anglais et le gaélique écossais. Il y a maintenant moins de 90,000 personnes a s’exprimer dans cette langue. Cependant des nécessités ancestrales sont au cœur des écossais ou Albannach :

 

– le désir de revitaliser leurs origines linguistiques et culturelles,

– la perspective politique qui s’ouvre sur l’indépendance,

– la volonté de se démarquer de la langue anglaise.

 

La langue gaélique pour une société huppée d’Édimbourg et de certaines grandes villes s’assimile au folklore, elle représente aussi la paysannerie et la pauvreté. En 1997, une initiative appelée Colmcille (du nom d’un missionnaire irlandais Colomba d’Iona) et portée conjointement par Mary Robinson présidente irlandaise et Brian MacUilleim le ministre écossais de l’éducation, de l’industrie et du gaélique va favoriser les échanges entre les 2 nations en s’appuyant sur les langues gaéliques. Les apprendre et les enseigner, les chanter comme « Ailein Duinn » un chant bien connu, héritage des Celtes https://www.youtube.com/watch?v=8Ll-7j0Hs9M et redécouvrir les écrits de Sorley MacLean qui fit renaître le gaélique écossais au XXème siècle.

 

Bien que menacées, les langues gaéliques restent présentes au Canada, en Nouvelle-Écosse, en Nouvelle-Zélande et dans quelques régions d’Amérique du Nord grâce aux descendants de migrants  qui partirent d’Europe au moment des expulsions massives ou « Clearances ».

 

Faicibh a dh’aithghearr……. A bientôt !

 

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