L’apéro, une tradition incontournable du savoir-vivre à la française

En France, une journée qui se termine par un apéro est une bonne journée !

Siroter un pastis, un petit muscat ou une bonne bière, grignoter des petites gourmandises, partager un bon moment en famille, entre amis ou entre collègues… L’apéro est une ode à la convivialité et au partage.

En France, c’est une institution : 74% des Français en prennent au moins un par mois et près de la moitié d’entre eux le font une fois par semaine (source).

apéro France

L’apéro, synonyme de détente et de bonne humeur

Fini les tracas du quotidien et les ressentiments : l’apéritif est une ode à la douceur de vivre.

Tout le monde est relaxé, ouvert, bienveillant. Chacun prend des nouvelles des autres, s’écoute, plaisante, rit. On ose les petites blagues, on débat et l’on refait le monde, et l’on s’amuse.

C’est pour cela qu’il est si populaire !

Et comme la France est le pays de la gastronomie, l’apéro est aussi le rendez-vous des gourmands.

Du côté des boissons, il est de coutume de boire du vin (dont des vins cuits doux et sucrés), mais  aussi de la bière, un kir, du champagne, des alcools plus ou moins forts (rhum, whiskey, l’incontournable pastis, martini, vermouth, etc.), des jus de fruits, des sodas, des cocktails (avec ou sans alcool) et même de l’eau pétillante.

Du côté des petits plaisirs à déguster, il y a un large choix de possibilités. Le must étant de proposer un assortiment entre plusieurs spécialités :

  • cacahuètes ;
  • biscuits salés ;
  • chips ;
  • pistaches;
  • olives ;
  • crudités ;
  • charcuterie ;
  • fromages ;
  • tapas ;
  • socca dans la région niçoise ;

Une tradition très ancienne

L’invention de l’apéro

L’apéro est d’abord né en Italie. Les premiers apéritifs sont pratiqués par les Romains, qui en ont fait un rituel sacré : les quelques gouttes de vin mises dans une coupe sont destinées à célébrer un dieu.

Au 18e siècle, l’Italie produit et consomme déjà des apéritifs, tels que le vermouth : l’ancêtre de cette boisson culte a été créé par la famille Cinzano à Turin. L’apéro s’invite aussi en France, où il est considéré comme un médicament, destiné à favoriser l’élimination.  Il est donc pris à la maison, en toute discrétion. Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui encore, on trinque lors d’un apéro « à la santé » des autres !

La démocratisation de ce rite dédié au « bien-être »

Au 19e siècle, la production d’alcools apéritifs s’intensifie :

  • Les distilleries se multiplient en Italie : Martini y Rossi, Campari (qui crée l’ « amaro »), etc.
  • Et la France s’y met aussi, notamment lorsque la Savoie devient française en 1860. C’est dans cette région que sont créés les premiers apéritifs français à base d’absinthe, d’anis, de gentiane et d’autres plantes.

Par la suite,  tout le pays se met à distiller des boissons apéritives. Le vermouth Noilly est lancé dans l’Hérault, le vermouth Dubonnet à base de quinquina est créé à Paris, Pernod commence à produire dans le Doubs, etc.

Une boisson plaisir

À la fin du 19e, avec la généralisation du sucre, l’apéritif perd son amertume et gagne en saveurs. Il sort donc de l’intimité des maisons pour être dégusté aux terrasses des cafés, en public. L’apéro devient une boisson gourmande, et non plus thérapeutique.

D’ailleurs, au début du 20e siècle, la théorie de l’apéritif comme médicament « bon pour la santé » est heureusement contestée.

En effet, les premiers pastis arrivent dans les foyers, et le taux d’alcool dans les verres d’apéritif devient très élevé (40 à 45°).  Les médecins s’inquiètent donc logiquement des méfaits liés à l’alcoolisme, qui est alors un véritable fléau.

En parallèle, le cocktail est devenu très à la mode dans la haute société. Venu des États-Unis, il permet à l’élite de se démarquer du peuple, qui boit aussi l’apéritif. Une distinction qui ne dure pas longtemps : depuis la deuxième moitié du 20e siècle, tout le monde boit des cocktails.

5 choses à savoir sur les apéritifs  « à la française »

  1. L’apéro est souvent pris avant le repas, le plus souvent le soir… mais pas seulement ! On le sert aussi fréquemment à midi, avant de passer à table le dimanche ou lorsqu’il y a une occasion spéciale.
  2. Il y a deux types d’apéritifs : le classique (boissons + petits biscuits, charcuterie, crudités…) et le désormais populaire apéro dînatoire. Ce dernier constitue un repas léger.
  3. On peut boire l’apéro avant de manger ensemble, mais aussi simplement pour partager un moment chaleureux et discuter.
  4. En France, l’apéro est pratiqué toute l’année, été comme hiver.
  5. La tradition veut que l’on commence par trinquer avec tous les convives ! C’est seulement après que l’on peut commencer à boire son verre.

 

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